Combien coûte vraiment un salarié quand on est artisan ?
C’est la décision qui fait le plus peur à un artisan qui sature : embaucher. Et la peur vient souvent d’un calcul incomplet — on regarde le salaire, parfois les charges, rarement le reste.
Ce qu’on additionne d’habitude
Le salaire brut, plus les charges patronales. C’est déjà un coup au moral, mais c’est encore loin du compte.
Ce qu’on oublie systématiquement
- La mutuelle d’entreprise et la prévoyance ;
- les vêtements de travail, les équipements de protection, le second jeu d’outillage ;
- le véhicule, le carburant, le téléphone ;
- la formation, et surtout les premiers mois où il apprend ;
- le temps que vous passez à l’encadrer — et que vous ne facturez plus.
Le chiffre qui décide vraiment : les heures facturables
C’est le point que presque tout le monde rate. Un salarié est payé pour ses congés, ses jours fériés, ses arrêts, ses trajets, le chargement du camion, le nettoyage du chantier. Sur environ 1 650 heures payées dans l’année, vous n’en refacturerez qu’une partie — souvent trois quarts, parfois moins la première année.
Résultat : son coût à l’heure facturable est nettement supérieur à son coût à l’heure payée. C’est ce chiffre-là qu’il faut comparer à votre tarif horaire, pas le salaire brut.
La bonne question à se poser
Ce n’est pas « est-ce que je peux payer ce salaire ? » mais « quel chiffre d’affaires cette personne doit-elle produire pour se payer elle-même ? ». Si la réponse dépasse ce que vous pouvez lui confier en chantiers, l’embauche vous appauvrira, même avec un carnet de commandes plein.
Chiffrez votre cas
Plutôt que d’estimer au doigt mouillé, faites le calcul avec vos propres chiffres : notre simulateur d’embauche vous donne le coût mensuel, le coût par heure facturable et le chiffre d’affaires à atteindre. C’est gratuit et sans inscription.